#FREETHENIPPLE #REALNAMEPOLICE & CENSURE

(Article du 24heures en bas de page)

Vous l’avez peut-être remarqué, depuis le mois de juin 2016, les pages de La Fête du Slip et POV paper font l’objet d’une série de signalements et de blocages. Nous ne savons pas s’il s’agit d’une personne, d’un groupe, d’un robot ou d’une personne de chez Facebook, mais nous soupçonnons une action systématique de la part de quelqu’un qui n’est pas fan de ce que nous faisons et représentons.

Une des images incriminées sur Facebook :

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Ces attaques ciblées ne sont malheureusement ni nouvelles ni surprenantes et elles ne se limitent pas aux publications sur nos pages. Notre community manager a vu son compte supprimé définitivement à la suite d’une série de dénonciations pour publications avec de la nudité, et pour « faux nom ». Si cette personne n’en subit « que » la perte de son outil de travail et tout ses contacts professionnels, d’autres, comme les personnes trans ou genderqueer, les travailleurs/ses du sexe ou simplement des personnes qui ne peuvent pas prendre le risque d’assumer leur identité auprès de leur famille ou de certains cercles, risquent leur bien-être et/ou leur vies derrière ces « pseudonymes » que Facebook souhaite éradiquer.

Mais cela ne se limite pas à Facebook. Notre compte YouTube vient aussi d’être ciblé. Et il y a quelques temps, PayPal avait bloqué notre compte à cause du contenu porno du festival. Heureusement nous avons pu récupérer les quelques CHF qui y restaient, contrairement à nombre de nos amis pornographes qui ont vus leur argent saisi par PayPal et sans aucun moyen de recours. PayPal se défend en prétendant que la restriction vient des fournisseurs de cartes de crédit qui ont une politique activement anti-porn et anti travail du sexe. Ce n’est pas la seule industrie à ouvertement discriminer arbitrairement contre ces activités. Encore cette année, ce sont pas moins de cinq compagnies d’assurances qui ont refusé d’entrer en matière avec nous pour une simple RC pour la buvette d’Humus. Encore une fois, les conséquences pour nous, cis-blancs-bourgeois, sont supportables. Pour d’autres ici et ailleurs, la violence bureaucratique et les logiques capitalistes absurdes derrière ces discriminations réelles et virtuelles ont des conséquences graves et concrètes.

Ici en Suisse, des festivals comme La Fête du Slip ou Porny Days – Sexfilmfestival avons la chance d’être soutenus par les bailleurs de fonds publics dont nous saluons l’ouverture d’esprit. Ce n’est pas le cas partout, et cela peut dépendre des élections. À Paris, depuis que Valérie Pécresse est devenue présidente de région, plusieurs associations LGBT, dont nos amis du JERK OFF Festival ont vu leur subvention purement et simplement supprimée. Heureusement, ils ont pu compter, comme nous, sur le soutien du public via le crowdfunding.

Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent! <3

Lisez l’article du quotidien 24heures consacré à ce sujet.

‪#‎freethenipple‬