La Fête du Slip envisage une approche
positive et festive des sexualités.
 Le sexe sert à prendre du plaisir, 
prenons-le bien! Il y a trois éléments
 à prendre au sérieux dans les sexualités: 
le consentement, la santé et la procréation
éventuelle résultant de certaines
combinaisons génitales. Toutes les
déclarations suivantes s’appuient sur ces
 trois fondements.


Il n’y a pas de façon plus ou moins juste
ou valable de pratiquer le sexe. Chacun/e 
choisit celle qui lui convient. On ne peut
pas avoir trop de sexe, ni pas assez.
 On ne peut pas avoir trop de partenaires,
ni pas assez. Il n’y a pas de type de
partenaire plus valable qu’un autre.
 La possibilité ou non de la procréation
 n’est pas un critère de validité ni de
moralité d’une relation sexuelle.


Il n’y aucune limite à la créativité
 humaine et aux possibilités d’identités
et de sexualités différentes.


Le genre n’a d’importance que celle
 qu’on lui donne. Le genre est ce que
 chacun/e veut qu’il soit. La biologie 
humaine présente une telle diversité qu’un 
simple concept binaire homme-femme ne 
peut être que réducteur et inadéquat.
 Le genre est un sex-toy.


Tous les corps sont valables, qu’on les 
trouve beaux ou vilains. La santé n’est pas
 un critère d’un corps juste ou faux. 
La modification du corps n’est pas non plus 
un critère de validité ni de moralité des
corps, quelle que soit l’envergure
 de la transformation.


Tous les choix vestimentaires sont valables,
 le reste est une question de goût et
 d’esthétique. Il n’y aucune façon de se
vêtir, ni encore moins un degré d’absence
 de vêtements qui n’exprime d’une quelconque 
manière un consentement implicite.


Le plus grand obstacle à une approche saine
 des sexualités c’est le tabou, la censure et 
la pudibonderie. On ne peut pas trop parler
 de sexe, ni trop en détail. Le sexe concerne
tout le monde. L’expression culturelle des
 sexualités est incontournable et importante.
 La FDS la souhaite participative, libre et
collective plutôt qu’exploitante,
 normative et élitiste.


Le regard proposé par la mise en scène des
corps et des sexualités est un enjeu
 essentiel à prendre en compte.
 La FDS cherche à mettre en valeur une pluralité d’expressions culturelles des
sexualités, au delà de la sur représentation
de l’audio-visuel et du regard masculin.


Le sexe n’est jamais obscène en soi.
 C’est la violence, la haine, l’abus,
la déshumanisation et l’exploitation qui sont
obscènes. La création d’une alternative à 
l’industrie pornographique destructive 
est essentielle.


Le travail sexuel, c’est du travail.


Chaque personne jouit fondamentalement
d’un droit inaliénable à l’autonomie corporelle.


Aucune des déclarations ci-dessus ne décrit
la réalité de la majorité des humains quant
 à leur expérience pratique des sexualités et
 des rapports de genre. Nous reconnaissons
le privilège qu’elles impliquent. Le rapport
négatif de ces expressions avec la réalité
sociale implique une résistance à la fois
 nécessaire et inéluctable. Cela demande aussi
le respect, la conscience et l’humilité face aux personnes qui n’ont pas le luxe d’accéder
à toutes les facettes de la positivité sexuelle.


La création de l’alternative est le fondement
 positif de la résistance. La célébration
de l’alternative en est la reproduction
 actualisée.


Il ne s’agit pas de mettre en place une 
nouvelle moralité. Ce manifeste exprime 
le fondement d’une éthique minimale pratique
 qui est la nôtre aujourd’hui et n’est valable
 que pour nous ici et maintenant. Toutes 
celles et ceux qui se l’approprient n’ont 
de comptes à rendre qu’à eux-mêmes.